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Le chien en Institution

Toute médiation animale se prépare : Le Rôle du Docteur vétérinaire


Les principaux problèmes liés à la présence d’un chien en institutions publiques ou privées, sont les craintes d’allergies et les risques de transmission de maladies infectieuses de l’animal à l’homme. Ce que l’on appelle les zoonoses. En effet, l’une des grandes préoccupations lors de l’introduction d’un chien dans un établissement public, est avant tout son hygiène, et l’appréhension que l’animal soit porteur de germes.

Raison pour laquelle, il est impératif que dans tout programme où l’animal est en relation avec des enfants, un travail en lien avec un service de clinique vétérinaire soit assuré. Le Docteur vétérinaire est le garant de la bonne santé et du comportement des animaux. Il peut prévenir certaines maladies qui peuvent guetter l’animal. Son rôle est de suivre sa fiche de santé. Il est indispensable qu’il y ait un Docteur vétérinaire dans le groupe consultatif qui approuve la mise en place du programme dirigé par le zoothérapeute. Tout comme l’humain, l’animal peut transporter des germes. Notamment le chien peut transmettre un certain nombre d’infections bactériennes, parasitaires, fongiques ou virales aux humains. Les sources infectieuses responsables peuvent provenir des poils, de la peau, de la salive, des dents, des matières fécales, de l’urine, des éternuements, de l’environnement fréquenté par l’animal.

Mais l’animal en général ne transmet que très peu de maladies à l’homme. Malgré le risque minime de transmission de maladies infectieuses causé par la présence d’un chien, il faut connaître les maladies transmissibles des chiens à l’homme, afin de prévenir de tels problèmes, d’autant plus lorsque l’animal médiateur est inclus dans un programme à l’intérieur d’un établissement public.

Introduire un animal dans un hôpital, un établissement à caractère social ou un centre d’hébergement, est loin d’être comparable à la venue d’un chien, ou tout autre animal familier, dans un lieu familial privé. Dans un hôpital, l’introduction d’un chien ne dépend pas seulement d’une seule personne, mais doit faire l’unanimité. Il peut y avoir diverses raisons pour qu’un projet en zoothérapie ne puisse aboutir. Allergie aux poils, crainte, inquiétude. Mais cela n’est pas impossible. Il faut donc avant toute chose, sensibiliser les membres du personnel et pour commencer, convaincre le directeur de l’établissement ou tout au moins le médecin-chef du service avec qui vous envisagez de monter un projet. Il faut aussi convaincre les résidents, les parents des résidents. C’est le rôle du zoothérapeute qui doit être le fil conducteur et c’est sous sa responsabilité que le projet doit avancer.

 

L’examen vétérinaire

Revenons sur la santé du chien médiateur. L’implication d’un chien en milieu hospitalier engage l’observation de plusieurs règles de sécurité pour les enfants et les animaux. On ne peut utiliser n’importe quel chien, n’importe quand, n’importe comment et n’importe où. Il est essentiel que le choix du chien soit appuyé par un contrôle vétérinaire et des analyses de santé rigoureuses. Les chiens doivent être vaccinés annuellement et suivis mensuellement par une clinique vétérinaire. L’examen médical prodigué par le Dr. vétérinaire comprend un examen physique de base, une analyse de selles, une culture de la gorge, et un bilan sanguin complet. Un chien malade, sous traitement ou infecté par une bactérie ou un virus pouvant être transmissible à l’humain sera immédiatement éloigné du programme. Tout animal sous traitement médicamenteux peut potentiellement développer des réactions secondaires, celles-ci pouvant inclure un problème de comportement. Ce chien sera automatiquement écarté du programme.

Les soins d’entretien apportés à la dentition du chien sont essentiels à une bonne hygiène buccale. Les dents doivent être exemptes de tartre. Le poil fera également l’objet d’une observation minutieuse. Un toilettage régulier le rendra agréable au toucher pour l’enfant. Le poil doit être soyeux, démêlé, sans pellicules ni puces. Toute trace de problème cutané fera l’objet d’une investigation. Les problèmes de sécrétions nasales et oculaires seront analysés. Les oreilles doivent être régulièrement nettoyées, sans sébum.

 

Choix du chien

Un chien en milieu hospitalier doit être à la fois, jovial et calme, doux et affectueux, sociable et tolérant à l'extrême. Parmi les races connues qui rentrent bien dans le cadre d’un tel projet il y a le coton de Tuléar, le Westy, le terrier du Tibet, le Cavalier King Charles, le caniche nain, le Lapinkoïra, le Golden Retriever…